...la lettre à mon cher Pôle

Cher Pôle,

Je me suis invitée chez toi (laisse-moi te tutoyer, on se connaît depuis un moment maintenant), tu m'as accueillie à bras ouverts.

Un speed-dating prévu dès nos premiers échanges, je t'ai trouvé très entreprenant, pas pour me déplaire. Nos rapports ont été cordiaux, nos premiers regards en disaient longs, je t'ai dit ce que j'attendais de toi, tu m'as prévenue que tu ne me laisserais pas comme une vieille chaussette, tu étais là pour moi.

Et puis j'ai attendu.

J'ai attendu que tu me donnes des nouvelles, des pistes, des informations, mais silence radio. Bien sûr en attendant, j'ai fait mes recherches, je me suis informée, j'ai progressé. J'ai donc repris un rendez-vous avec toi, j'ai attendu un peu ta réponse, mais tu as dit oui. Je t'ai alors reparlé de mes projets, de ton accompagnement, mais tu m'as dit qu'il fallait que j'avance seule, ce que j'ai fait. 

Les jours, les mois ont passé, j'ai avancé dans mes démarches sans ton aide, comme je pouvais. Et puis je t'ai redemandé un rendez-vous. Tu m'as encore laissé poireauter quelques jours, puis tu m'as dit oui. Tu joues un peu avec mon coeur, mais je commence à être habituée. 

Je t'ai parlé, tu m'as écoutée, j'ai trouvé notre rendez-vous plutôt sympa.

Et puis il y a eu cette lettre, quelques jours plus tard:

"Madame,

Vous avez été convoquée à un entretien, (....) or vous ne vous êtes pas présentée (....) en l'absence de réponse ou de motif légitime, je serai contraint de procéder à votre radiation (...)

ce qui entraînera une interruption de votre indémnisation (...)

blablabla salutations distinguées,

le directeur de l'agence."

Voilà comment me mettre de très bonne humeur dès le matin, avec une petite suée en prime. Me faire sentir fautive alors que je te donne de mes nouvelles plus que tu m'en donnes, tu es pervers en plus. Si ça t'amuse de jouer au Père Fouettard un mois avant Noël, tu sais à quel point j'aime l'humour, tu en as à revendre apparemment.

C'est MOI qui demande un rendez-vous, je m'y rends bien sûr, et je reçois cette belle lettre de toi, mon cher Pôle. Je n'ose même plus te téléphoner, ton service est payant, pffff, tu n'as vraiment rien pour plaire finalement.

Allez, vivement que je ne te vois plus, petit ingrat.

 

 

 

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