l'objet du délit...

l'objet du délit...

Si si, on peut. Enfin moi en tous les cas.

Avec une caissière zélée, à qui j'ai pourtant montré mon petit paquet de parapharmacie que j'avais pris sagement soin de faire consigner à l'accueil dans un sac plastique scellé, gentille petite citoyenne que je suis.

Madame jette un oeil dans mon sac à main pendant que je sors mon portefeuille:

- Vous avez une bouteille dans votre sac!

- Oui, pensez bien, et elle est presque vide, avec cette chaleur! (sac à main pas très grand, petite bouteille 50 cl).

- Ah ben oui, mais on vend les mêmes, donnez-là moi, vous voyez, elle passe au scanner.

- Ben oui je dirais, normal, comme 100 % de ce que j'achète ici (ironie de mise, je ne me dépare pas de mon sourire).

- Ah oui, mais vous devez la payer, comment je sais si vous ne l'avez pas volée?

- Un peu comme les chewing-gums et les kleenex entre autres que j'ai dans mon sac vous voulez dire??? !!!! (les 3 points d'interrogation et les 4 points d'exclamation vous donnent une indication sur mon ton qui change, l'ironie est toujours là).

- Non mais les bouteilles c'est pas pareil, j'appelle la sécurité. (J'aurais été curieuse de voir ce que comportait le grand sac à main de ma voisine de caisse avec ses 3 marmots).

- ????? Pour ???? Je vous préviens, je ne paie pas une bouteille que j'ai déjà payée il y a deux jours (150 euros de caddie en revenant de vacances, une bagatelle).

(Sourire toujours présent, j'ose encore me demander si c'est une blague, je lui laisse encore une chance).

- Ben oui, mais on ne sait pas si vous l'avez volée.

Et elle appelle le vigile, la carne. Il arrive, les gens derrière moi commencent à trépigner, évidemment. Tiens, moi aussi.

Je suggère au mec de la sécurité de visionner le moment où je suis dans le rayon de l'eau, (je n'y ai pas mis les pieds) et on en reparle. C'est bizarre là je ne rigole plus du tout , je commence même à avoir un début d'agacement. Ah bah ça y est ils m'ont agaçée, ça part dans les tours, c'est mort! Enervée moi? Non, ce n'est pas le genre de la maison...

Un volcan s'éteint, un être s'éveille. RRRRrrrrrrr !

image: huffingtonpost.com

image: huffingtonpost.com

Bon ben bien poliment hein, je leur ai dit ma façon de penser (ah, tiens, bel auditoire, les 49 autres caisses connaissent également ma façon de penser, coucou !), et que je trouvais moyen le fait de regarder dans mon sac comme ça sans me le demander, qu'ils ne contrôlent pas les bonnes personnes, et blablabla vos promos n'en sont pas, voleurs, blablabla, regardez mon ticket, vous n'avez même pas appliqué la promo sur le 3ème article et pan dans ta face.

On en est resté là, mais s'il avait fallu passer la nuit au poste pour une bouteille à 2 balles, je l'aurais fait, je n'ai rien à me reprocher.

Bref, moralité de l'histoire: je prévois, pour ceux que ça intéresse, de faire mes courses dans le plus simple appareil, j'ai regardé, c'est pas marqué qu'on n'a pas le droit. Il n'est d'ailleurs pas noté non plus pour cette histoire de bouteille. Pour en avoir le coeur net, et parce que j'accepte de me remettre en question, j'ai demandé aux autres supermarchés dont la même enseigne, on m'a dit qu'ils n'auraient jamais dû réagir comme ça....

Euh... quelques positions de yoga à me proposer?

PS: Pour les caissières qui liraient cet article, pas la peine de me dire que vous faites votre métier. Le vigile, lui, au lieu de se gratter le nez, peut faire ouvrir tous les sacs à l'entrée, pourquoi pas, ça ne me poserait pas de problème, et comme ça je n'aurais pas été vexée comme un pou par la suite. Pas la peine de me maudire, j'aime quand même les caissières, je ne suis pas rancunière (bon elle je l'ai dans le pif).

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